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 La vie est un long fleuve tranquille. [PV : AMANE Mia.]

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Dexter

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MessageSujet: La vie est un long fleuve tranquille. [PV : AMANE Mia.]   Mar 13 Aoû - 21:42



La vie est un long
...fleuve tranquille...


13 août.

J'écoutais l'eau couler, les pierres tomber sous sa pression et la douce présence de la flore naturelle qui envahissait ce paysage resplendissant d'été ; on pouvait facilement voir le soleil entre les feuilles verdies du printemps dernier et l'appauvrissement des nuages dans l'univers bleuté dans lequel ils flottaient, semblable à des moutons laineux dont on ne verrait pas la pointe du nez. Je ne me rappelait plus du jour, ni de  l'heure exacte et je me fichais même du mois dans lequel se situait ma dimension. L'odeur rafraîchissante et l'immensité presque mortelle de ce fleuve qui reposait ses eaux dans son lit pouvait à tout moment déborder, me noyer et détruire les alentours de sa puissante force destructrice.

L'eau était en réalité un grand ennemi sous-estimé, personne ne pourrait résister à l'ultime besoin de respirer une fois plongé pendant plusieurs longues secondes sous ce liquide meurtrier, sûrement coincé dessous à cause de la profondeur ou bien par des choses vous reteniennent au fond ; et alors vous sentiriez votre gorge brûler, ce fluide s'infiltrer dans vos poumons, envahir votre corps alors qu'il était constamment présent à l'heure qu'il est. Mais vous en avez trop, beaucoup trop : vous suffoquez, vous pleurez et vos larmes se mêle à la liqueur comme si elles l'avaient toujours été ; quand enfin tout votre futur exuvie se sent remplie, votre cœur ralentit et vous pensez à tout ce que vous auriez pu faire si seulement...

Vous êtes morts, comme des milliers de personnes avant vous l'ont été et dans les mêmes circonstances macabres ; juste noyé, comme des milliers de personnes avant vous. Et cette triste réalité n'est là que pour vous effrayer de la mort qui vous guette sans cesse, la paranoïa vous prend et vous devenez « fou ». Ce mot est bien subjectif pour le commun des mortels, également pour ceux qui vivront pour l'éternité. Qu'est-ce que la folie ? Juste une différence catégorique de ce qui se rapprocherait le plus de la race à laquelle appartient l'individu insulté. Personne ne se rend vraiment compte, mais au fond, une personne folle est un génie ; comme si le monde était vu sous un autre angle beaucoup plus intéressant.

Chacun de nous possède sa propre notion de fou. La petite voix qui raisonne dans ma tête, moi ; me dit ce genre de choses : « Tu n'es pas fou, ce sont les autres qui le sont, ils ne te comprennent pas alors ils ne méritent pas de vivre ». Pourtant, je suis persuadé qu'elle se trompe, mais je l'écoute tout de même, comme si une attraction morbide me poussait à l'écouter. Au fond si cet univers était moins irraisonné peut-être accorderions nous une place plus importante au respect individuel et social, je pense du moins. Les humains sont différents les uns des autres, comme les dolls ; cependant nous avons une qualité supérieur à celle de ces hominiens qui ne voient pas plus loin que le bout de leur nez.

La religion leur font croire à une puissance divine qui les guideront jusqu'à la fin de leur vie pour ensuite les laisser couler de longs jours heureux après avoir passé leur vie à refréner toute envie naturelle, tout ça pour le faire plus tard. Ne serait-ce pas une sorte de procrastination de se priver de toute ça juste pour l'avoir dans une autre vie ? Ou n'est-ce que la peur de mourir qui fait que les hommes croient avec ferveur que tout là haut dans le ciel règne une entité qui pourra les tirer du néant ? Personne ne le sait avec assurance car personne n'est revenu de la mort pour le dire. Et je peux dire avec toute l'assurance que je peux y porter, que personne n'en reviendra jamais.

Alors pourquoi se priver, pourquoi ne pas profiter de la vie comme si chaque jours était le dernier ? Pourquoi ne pas réfléchir à tout ce que cette vitalité peut nous apporter de nouveau, de bien ; et comment éviter de mal faire ? C'est étrange comme un irascible besoin de connaissances nous pousse à toujours être en quête de nouvelles pensées, de nouveaux horizons, de nouveaux territoires, de nouvelles possessions. Tout ce qui est nouveau intéresse la population, et bientôt elle s'en lasse comme si jamais elle n'avait posé un œil dessus. C'est simple mais réaliste, et même si on voudrait y changer quelque chose, le serpent se mordrait la queue.

De nombreuses détails font qu'une chose est unique. Le ciel est le ciel, la terre est la terre et rien ne peut imiter chaque parcelles de ces deux éléments. Pourtant ils sont loin et proches à la fois, alors que nous luttons pour atteindre les nuages, la terre ; elle, sait qu'ils sont juste au dessus et qu'il suffirait de lever le bras pour les toucher mais personne ne s'en rend compte parce que personne ne veut le voir. Au fond, le monde est effrayé de ce qu'il pourrait découvrir en allant au-delà des frontières mais désire au fond de son cœur pouvoir les passer alors que la peur tiraille ses entrailles, ses os et son esprit. Au fond, nous sommes des peureux.

Même les dolls, si ont comprend bien le sens de nos vies, nous sommes à présent destinés à combattre pour nos maîtres* et les servir pour leur simple fainéantise et leur envie de distraction. Enfin, peut-être que tout les maîtres ne sont pas comme ça ; mon nouveau maître – je vous expliquerais un jour...- n'a pas l'air si méchant que ça, c'est même peut-être le plus doux que j'ai pu rencontrer à ce jour malgré son sadisme ostentatoire et sa manie étrange à prendre des airs moqueurs. Au fond, j'espère que ce maître ne se lassera pas de moi, je doute juste ; j'ai peur au fond de moi que les gens m'abandonnent parce que depuis toujours c'est ce qu'il se passe.

La mort semble me poursuivre comme une amie de longue date poursuit son amant perdu, depuis ma naissance, je ne couvre les méfaits de cette inquiétante entité qui nous poursuit avec précipitation et faux présents. Je vis dans un monde qui me veut mort ; je le sens et je sais que je ne pourrais pas survivre à la vingtaine d'années, ce serait trop beau. Après me priver de mes proches, je suis sûr que cette voix me harcèlera jusqu'à ce que je mette le canon contre ma tempe, que je tire et que tout s'éteigne. Je ne veux pas que tout s'éteigne, je suis trop attaché à la vie, j'ai envie de vivre. Malgré mes airs de bien vivant, au fond je ne suis qu'un mort...

Un jour moi aussi je mourrais, et en quelque année je ne serais qu'un souvenir, puis plus rien, je serais submergé d'autres pensées et plus personne ne se souviendra de qui était « Dexter » ; je ne voudrais pas être connu pour de mauvaises choses, mais il paraît que tuer les gens est une mauvaise chose. Moi je pense le contraire, nous sommes des animaux non ? Notre nature est instinctivement lié au meurtre pour la survie, ce que l'ont fait à longueur de temps pour nous nourrir même si cela dépend de la personne. Je réfléchissais encore un bon moment comme ça. Pourquoi fallait-il que la douleur envahisse ma poitrine à ce moment ?

Les songes s'emparaient de moi, je ne résistais plus, je regardais l'environnement autour de moi, allongé dans l'herbe fraîche d'été recouverte d'une légère rosée presque matinale. Le ciel était bleu, légèrement rose pour on ne sait quelle raison ; c'était joli. Le soleil, lui, brillait toujours en grande vedette parmi les milliers d'étoiles dissimulés derrière sa lumière. Mes habits, simples colorés dans des touches bleues claires et blanches étaient composé d'un jean et d'un tee-shirt au marquage charmant : « I hate you... » ; peut-être que c'était vrai en réalité : Je détestais les gens ? Mais alors pourquoi j'avais envie d'être avec quelqu'un ?

Mes pensées continuaient, je sentais le vent se faire légèrement plus fort, la brise fouettant mon visage pour se mouvoir sur ma peau avec une violence invisible. L'eau s'agitait un peu, et je me relevais dans le but de rentrer, histoire de ne pas être prit de court par la possible marée qui pouvait s'y faire ; grimpant les roches, j'en laissais tomber quelques une en trébuchant. J'avais du mal à remonter, et un seul de mes pas me sembla être le plus maladroit au monde. Je me sentis partir en arrière et j'ouvris grand les yeux, échappant une inspiration par réflexe avant de me retrouver dans l'eau. Quand je vous disais que j'étais malchanceux.

Mon plongeon subit m'avait un peu claqué au crâne, et je ne me rendit compte de ma situation seulement après quelques instants d'incompréhension, voyant les mouvements alors que je me sentais emporté mais je ne résistais pas, c'était finalement très étrange comme sensation, les pierres me frappaient, restées au sol comme accrochées et moi je filais à la manière d'un corps inerte...Moi qui pensait tout à l'heure à cette mort qui aurait pu être terrible, je ne comprenais pas, restait comme un exuvie alors que je songeais à ça il n'y a même pas dix minutes. Je ne pouvais pas mourir noyé, comme ces milliers de personnes avant moi. Soudain, ma tête cogna contre un rocher.

Dexter avait perdu conscience.
La fin de ce rôle play aurait pu être tragique.
Faire comme l'Ouroboros.
Mais non. Le courant le ramena sur une berge, évanouit.

* Clin d'oeil Natwix, xxx xxx
CODAGE PAR MADOUCE SUR EPICODE




« Dance for me ; I'm singing for you »
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