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 La douceur de ce qu'on appelle "folie" [PV : Natu]

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Dexter

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Mwa j'suis
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MessageSujet: La douceur de ce qu'on appelle "folie" [PV : Natu]   Ven 30 Aoû - 4:25



La douceur de ce
...qu'on appelle "folie"...



Quand le soleil éclaire les limbes, les créatures de l'ombre se transforment-elles en lumière ? C'est ce que je me demandais. Moi, dans quelle partie me situais-je ? Qu'étais-je en réalité dans ce monde, et si « ils » avaient raison ? Ce nouveau maître adorable, qui en serait presque câlin si je venais à sa rencontre et que je me projetais dans ses bras. Pourquoi un tel sentiment naissait dans mon esprit ? Un sentiment de bien-être, la douceur amère de la gentillesse et de la pureté enfantine. Je sentais mon cœur battre, je l'écoutais en silence, presque curieux de cet organe qui produisait de ses tapements un rythme régulier, détendant ; et pour la première fois il se serrait. Mes yeux devenaient humides et je suffoquais, sans raison, du moins c'est ce que je croyais.

Je n'avais plus aucune envie ; l'envie de voir le sang couler ne me venait pas, les visions meurtrières qui envahissaient mon esprit se dissipaient, et je laissais divaguer mes sens pour comprendre que je recherchais la douceur, le contact humain et le plaisir inchangeable de caresses. Ce qui me semblait être tout d'abord une banalité me parût presque devenir un intense besoin vital. La solitude que je ressentais, cet entourage terne et rougit d'un liquide qui m'était familier me laissait pleurer comme un vieil ami vous regarde sourire. Ma gorge se nouait, je ne voulais pas laisser tomber ces larmes qui me rendait juste faible. Moi, je n'étais pas faible, je ne voulais pas l'être et ne le serais jamais.

Ce qui transportait mon esprit dans les songes prônait un air royal de supériorité. Oui, je me sentais comme écraser face à cette douleur tonitruante qu'était la solitude, la compression souffrante qui me saisissait me mettait en colère, me donnait envie de hurler ; me débattre, tout envoyer en l'air, voir le ciel s'incliner devant moi, voir tout ce qui pouvait rendre heureux les autres se détruire devant leurs yeux, dévorés par la noirceur de mon âme qui ne cessait de répandre des lueurs sanguines sur son chemin. J'en étais le seul fautif, je le savais : j'ôtais, à la manière d'un homme se prenant pour dieu, la vie d'innocents qui ne pensaient qu'à des choses douces, un petit bonheur confiné dans le partage et le mielleux appel sucré des bons souvenirs.

A l'intérieur, je sentais le seul bon souvenir que j'avais remonter. Les touches qui s'abaissaient sous mes doigts, mon père qui m'apprenait, que je regardais en riant d'innocence. L'innocence est une chose dégueulasse ; pourquoi part-elle à la façon d'une voleuse pourchassée lorsque l'obscurité viens vous enlacer de sa soif criante de tristesse ? Je le désirais plus que tout, au fond, je n'étais qu'une poupée fragile et sans bases stables ; mes fondements tremblotant à la moindre secousse même peu violente étaient juste...faibles. Je désirais plus que tout revoir cet homme qui m'avait abandonné, lui me souriait, me câlinait, m'appelait de ce ton significatif qui me faisait comprendre que quelqu'un m'aimait.

Cet homme, au fond, avait été remplacé. Oui, celui qui m'avait sortit de ce foyer n'était qu'un salopard, un être de la pire espèce, un monstre sans cœur et un manipulateur né qui ne méritait aucune attention sauf peut-être celle de se faire tuer. Mais je voyais en lui, malgré la douleur qu'il me faisait subir à longueur de temps une échappatoire à la vie de solitaire. Le sort qui lui était réservé était bien entendu la mort ; et c'est dans cet optique que je subissais ses sévices alors qu'au fond de moi j'aimais ce maître, je l'adorais, le chérissais, mais pour lui, je n'étais que : « Dexter, son arme de destruction la plus belle jamais trouvée ». Je ne voulais pas l'être, mais lui si...

Comment les sentiments pouvaient changer une donne aussi pitoyable que celle-ci ? Pourquoi devais-je sentir la douleur s'encaisser sans un mot juste pour avoir une caresse le long de la joue ? Je l'aimait de haine, je voulais voir son corps brûler, son corps saigner, son corps mourir ; qu'il s'excuse. Et au final...C'est ce qui est arrivé, je m'étais rendu chez lui, avec une personne qui m'avait retourné la tête, m'avait fait ressentir une claque mentale de haute catégorie. Et cette personne n'était autre que mon maître actuel, un homme gigantesque et étrange. J'avais comme joué avec lui à sa rencontre. Cet homme serait mon maître : Natu. Juste Natu.

Il m'avait convaincu. Et j'ai achevé les chaînes qui me liaient à mon ancien propriétaire, auquel j'avais arraché le cœur. Si il ne pouvait pas en ressentir la douleur, il n'était pas digne d'en avoir un. Bien sûr, j'avais choqué l’entièreté des personnes présentes, mais elles aussi ont rejoint les méandres de la souffrance mortuaire. Mon corps avait été recouvert de sang, de ce sang qui, il y avait à peine quelques jours me semblait sacré. Foutaises, ce n'était qu'un sombre déchet de l'humanité. La seule personne qui comptait à ce jour était celui qui m'avait dominé, mais bien sûr cette fois-ci, j'aurais ma part de décisions. Un jeu de tête-à-tête semblait s’exécuter.

Qui serait le plus fort ? Qui serait le meilleur entre lui et moi ? Qui se lasserait avant ? Ce jeu dangereux reposait sur la mort de l'un de nous, si l'un perdait, il mourrait. Je sortirais gagnant de ce constant amusement qui nous liait, enchaîné par les maillons de ce contrat que nous avons scellé. Ce sentiment qui naissait en moi n'était juste pas anodin, il était totalement différent et j'en ressentais un plus grand plaisir. Je souriais nettement plus, j'en deviendrais presque heureux...J'arrêtais de pleurer à cette pensée, je devenais niais, en réalité, c'était désolant. J'étais allongé, soupirant longuement.

L'été se terminant mais restant d'une chaleur acceptable, je somnolais de paresse sur le bord de la plage, protégé du sable par une serviette et bronzant légèrement, en maillot de bain, les cheveux retenus par un élastique. Je n'avais juste qu'une envie cependant, c'était d'avoir de la compagnie. J'avais trouvé de la compagnie il n'y a pas si longtemps, mon maître et moi (ou plutôt mon maître...) a adopté un chaton que j'avais trouvé. Cet être fragile était si mignon que je n'avais pas pu le blesser, et comme je ne savais m'occuper que de moi (quoique...), mon propriétaire m'avait apprit comment faire. C'était amusant, pour la première fois je m'occupais d'une créature sans l'achever ou la blesser...Je souris à cette pensée, pour une fois que j'étais utile après tout.

Un long soupire s'échappa de mes lèvres, le corps en sueur et la chaleur me rendant une impression de cuisson affreuse ; mais la fainéantise me retenait au sol comme un prédateur emprisonne sa proie, je restais là à l'état de poulet à moitié cuit, dans un silence ennuyé. J'entendais des rires et des couinements, des enfants jouaient plus loin ; j’ouvris un œil pour contempler leur occupation. Un chien dans l'agonie, des ricanements lamentables et des bouilles innocentes épiant le spectacle de la douleur avec curiosité. Des pierres à côté étaient recouvertes de sang, et je fronçais légèrement les sourcils. Je fit tourner mon poignet lentement, des plumes apparaissant entre mes doigts, et j'en lançais une pour la planter dans le tendon de l'un des gamins qui tomba en hurlant et en pleurant.

Je me relevais, m'approchant avec un air pratiquement dangereux au visage, adressant d'une parole meurtrière une certaine menace aux enfants qui s’enfuirent en pleurant alors que l'un d'eux partit à moitié à cloche-pied, comme s'il était à l'article de la mort. Humain pitoyable. Je regardais le chiot, un labrador de quelques mois, couleur sable. Je serrais les poings, dans une demi-colère ; mes mains tremblantes, contemplant son pelage devenu sanglant. M'accroupissant, je vins passer une main sur lui, silencieux, la bête tremblant et couinant. Je la soulevai doucement pour la prendre contre moi et retourner à ma serviette.

Je sortis une bouteille d'eau, et vint imbiber ma serviette pour nettoyer l'animal, dans le silence le plus total ; ses geignements ridicules ne m'atteignaient pas, ne m'atteignaient plus. Plus personne n'était là, c'était calme, de toute façon personne ne devait me voir comme ça. Je réfléchissais tout en continuant de soigner brièvement la bête, avant de l'enrouler dans ma serviette pour la poser afin de me rhabiller. Je rangeai mes affaires puis pris l'animal pour me diriger jusqu'aux magasins, à l'animalerie où j'étais allé pour le chat.

Le monde était stupide, faire du mal à un être comme celui-ci était tout simplement stupide et je rageais intérieurement de l’imbécillité humaine. C'en était pitoyable, détestable. Comment pouvait-on faire ça à ce petit amour de-...Non...Attendez. Qu'est-ce que je dis ?! Mon dieu. Mon dieu. Je deviens fou ! Complètement fou. La folie me prend ! Mon visage dans le miroir, pourquoi est-il si renfrogné ? J'ai l'air en colère. Non ! Hé ! Non c'est impossible. Pas moi, je suis censé être lucide ! Attendez une minute...

...

NATU. JE TE HAIS, ESPECE DE...
CODAGE PAR MADOUCE SUR EPICODE