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 They said I was gawky, but ... In fact I think they were right. [Alice, come here !]

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Junsuke Cross

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MessageSujet: They said I was gawky, but ... In fact I think they were right. [Alice, come here !]   Sam 24 Aoû - 16:11


Il y a des jours comme ça, vous voyez, où il vaudrait mieux ne pas se lever. Des jours où quoi qu'on fasse, ça va de travers, de l'action la plus banale et navrante de facilité au projet à ne surtout pas foirer, qui te descend pour des semaines si tu te rates. Jun' devait probablement s'être levé du mauvais pied, ou avoir un mauvais horoscope, ou que sais-je encore, parce que ce jour était une de ces dates maudites du calendrier pour lui.

Ça avait commencé dès le matin quand, après avoir cherché pendant une bonne heure des vêtements propres parmi le bordel ambiant qui constituait sa chambre, il avait confondu la bouteille de lait avec une bouteille de pastis qui traînait là – dieu sait pourquoi. Autant dire que l'alcool n'accompagne pas très bien les céréales et que le déjeuner l'avait laissé sur sa faim. Il avait donc renoncé à préparer quoi que ce soit par lui-même, peu enclin à s'intoxiquer, et avait quitté le manoir en laissant toutefois un mot sur le bol, histoire de signaler à ses colocataires qu'il valait mieux ne pas y toucher.

Mais comme un Jun qui ne mange pas est un Jun qui entame très mal sa journée, il avait pris la décision d'aller déjeuner en ville, à un McDo par exemple. Là au moins il risquait pas de se pourrir la journée en confondant des ingrédients. En revanche, après avoir cherché son argent pendant une bonne demi-heure et s'être vu, sur place, refusé plusieurs éléments de sa commande parce que «Désolés, on en a plus», le blond commença à comprendre qu'il aurait mieux fait de rester couché jusqu'au lendemain.

Je passerai outre les autres pérégrinations de la journée, qui ne t'intéressent probablement pas, pour arriver à ce qui nous intéresse. En effet, il avait décidé, en milieu de journée, d'aller faire un tour en forêt – un endroit désert où il aurait la paix et, au pire, se mangerait quelque branches dans l'ignorance collective la plus totale. Sur le coup, ça semblait presque une bonne idée, aussi le blond ne tergiversa guère longtemps et prit le chemin du bois, avec pour seules affaires son portable et un sac contenant Twix et Coca. J'aime le placement de produit. Enfin, il s'était quand même muni de son arme, parce qu'on ne sait jamais, et le contact du métal froid de son M1911, coincé dans son dos par son jean, le rassurait quelque peu. Après tout, qui sait quel genre de personne peut traîner dans les bois … Son maître en était un bon exemple.

Et il avait plutôt bien fait de le prendre, songea-t-il quelque heures plus tard, tandis que le crépuscule teintait le ciel de couleurs sanguines et que la luminosité ambiante conférait une atmosphère dorée automnale aux bois. Jun n'avait pas l'intention de passer la nuit dans les bois, non ; du moins ne le ferait-il pas volontairement. Mais voilà, aujourd'hui était une – très – mauvaise journée, et le blond n'était naturellement pas doué, alors ce qui devait arriver arriva : il s'était bêtement perdu dans un petit bois à la con. Un Twix à demi mangé entre les dents, il marchait tranquillement, les mains dans les poches ; n'importe qui qui le croiserait à ce moment penserait probablement qu'il ne faisait que se balader tranquillement. Mais Jun avait le don de prendre l'air de rien même quand il se retrouvait dans la merde, et il n'en demeurait pas moins perdu. Et puis il commençait à faire sombre là, le couchant masqué par les arbres abandonnant les bois pour les laisser dans une obscurité presque dérangeante.

Et le soir tomba, tandis que l'imprudent, lui, tentait toujours de sortir de là. Oh, il finirait par retrouver son chemin, comme d'habitude … Mais la perspective de passer une bonne partie de la soirée à marcher seul dans les bois dans ce but ne l'enchantait pas vraiment. Ça ne vous amuserait pas non plus, je pense. Par chance – si on peut appeler ça de la chance -, quelque chose, ou plutôt quelqu'un peut-être, vint troubler la longue et lassante errance du blond. Il serait probablement cliché de dire qu'il s'était arrêté en entendant une branche craquer – n'étant pas le responsable dudit craquement -,  mais c'est pourtant ce qu'il se produisit. Les clichés ont parfois du vrai. Quoi qu'il en soit, vu l'heure et le lieu, Jun' doutait un peu que ce soit une gentille jeune fille qui soit occupée, elle aussi, à errer dans les bois, et c'est en portant la main à son arme sans pour autant dégainer qu'il scruta l'obscurité, à la recherche d'une présence humaine ou animale qui expliquerait ça. Tout en se retenant de poser la question fatale : «Qui est là ?»